Dégât des eaux : que faire, étape par étape (juin 2026)

Sommaire

Guide mis à jour en juin 2026

Une auréole au plafond, un parquet qui gondole, de l'eau qui goutte du luminaire : le dégât des eaux est le sinistre numéro un en France, avec plus d'un million de cas déclarés chaque année — un toutes les trente secondes. C'est aussi le sinistre qui génère le plus de confusion : qui doit déclarer, à qui, dans quel délai ? Qui paie la recherche de fuite ? Que faire quand l'eau vient de chez le voisin qui ne répond pas ? Ce guide déroule la procédure complète, minute par minute puis semaine par semaine, avec les règles exactes de la convention IRSI qui régit la quasi-totalité des dossiers, pour que vous soyez indemnisé vite et au juste montant.

Les 6 réflexes immédiats (première heure)

1. Coupez l'eau. Fermez le robinet d'arrêt général de votre logement (souvent près du compteur, sous l'évier ou dans les toilettes). Si la fuite vient des parties communes ou d'un autre logement, prévenez immédiatement le gardien, le syndic ou le voisin concerné.

2. Coupez l'électricité dans les zones touchées. Eau et électricité ne font pas bon ménage : si l'eau a atteint des prises, des luminaires ou le tableau, coupez le disjoncteur de la zone, voire le général en cas de doute.

3. Protégez et déplacez vos biens. Mettez à l'abri meubles, tapis, appareils et documents. Placez des récipients sous les écoulements, bâchez ce qui ne peut pas être déplacé. Vous avez non seulement le droit mais le devoir de limiter l'aggravation des dommages.

4. Photographiez et filmez tout. Avant même d'éponger : l'origine apparente de la fuite, chaque pièce touchée, chaque bien endommagé, les compteurs. Ces images seront vos preuves pour l'expertise. Datez-les (les métadonnées des smartphones le font automatiquement).

5. N'engagez pas de gros travaux avant accord. Épongez, séchez, aérez, faites stopper la fuite par un plombier si elle est active — ces mesures conservatoires sont attendues. En revanche, ne refaites pas les peintures et ne jetez pas les biens endommagés avant le passage de l'expert ou l'accord écrit de l'assureur : conservez tout, même abîmé.

6. Prévenez les voisins et le syndic si nécessaire. Dès que le sinistre déborde de votre logement (fuite venant d'ailleurs ou se propageant ailleurs), les autres occupants concernés et le syndic de copropriété doivent être informés sans délai : eux aussi ont des déclarations à faire.

Identifier l'origine de la fuite

Localiser l'origine conditionne toute la suite : qui déclare, quelle assurance pilote, qui paie. Les grandes familles de causes, par ordre de fréquence : les fuites de canalisations privatives (flexibles, joints, raccords sous évier, tuyauterie encastrée) ; les débordements et ruptures d'appareils (machine à laver, lave-vaisselle, ballon d'eau chaude — un classique en fin de vie, baignoire oubliée) ; les infiltrations par la toiture, les façades ou les joints (étanchéité de douche fatiguée, joint de baignoire poreux) ; les fuites des parties communes en copropriété (colonnes montantes, descentes d'eaux pluviales, toiture de l'immeuble) ; et le gel des canalisations en hiver, dans les logements mal protégés ou inoccupés.

Attention au périmètre de la garantie : le contrat « dégât des eaux » couvre les dommages causés par l'eau, pas toujours la réparation de la cause elle-même. Le remplacement du joint, du flexible ou du ballon fuyard reste généralement à votre charge (c'est de l'entretien), tandis que les dommages aux embellissements, aux biens et aux locaux sont indemnisés. Les infiltrations par façade ou les remontées capillaires sont par ailleurs exclues de nombreux contrats : relisez vos conditions générales, et pour comprendre chaque garantie de votre contrat, notre guide des garanties de l'assurance habitation fait le point complet.

Déclarer le sinistre sous 5 jours ouvrés

L'article L113-2 du Code des assurances et la totalité des contrats fixent le délai de déclaration à 5 jours ouvrés à compter de la découverte du sinistre (2 jours seulement en cas de vol). Le non-respect du délai peut entraîner une déchéance de garantie si l'assureur prouve que le retard lui a causé un préjudice — ne jouez pas avec cette échéance. Les canaux de déclaration, du plus rapide au plus formel : l'application mobile ou l'espace client (photos à l'appui, accusé immédiat — le standard chez les assureurs en ligne comme Luko ou Leocare) ; le téléphone, à doubler d'un écrit ; la lettre recommandée avec accusé de réception, indispensable pour les sinistres importants.

Le contenu de la déclaration : vos coordonnées et numéro de contrat, la date et les circonstances de découverte, l'origine présumée de la fuite, la description des dommages pièce par pièce, une première liste estimative des biens touchés avec photos, et les coordonnées des tiers impliqués (voisins, syndic). Plus la déclaration initiale est complète et documentée, plus l'instruction est rapide. Conservez une copie de tout, et notez le numéro de sinistre qui vous est attribué : il servira de référence pour tous les échanges.

Le constat amiable dégât des eaux

Dès que le sinistre implique plusieurs parties — l'eau vient de chez le voisin, ou de chez vous vers le voisin, ou des parties communes — remplissez un constat amiable dégât des eaux. Ce formulaire, cousin du constat automobile, se télécharge sur le site de votre assureur ou se remplit directement dans certaines applications. Il comporte deux volets (un par partie) et recueille : l'identité et les assurances de chacun, la localisation et la cause de la fuite, la nature des dommages chez chaque partie, et les signatures. Chaque signataire envoie son exemplaire à son propre assureur.

Trois conseils d'expérience. Premier conseil : remplissez le constat sur les faits, pas sur les responsabilités — n'écrivez pas « c'est la faute de M. Untel », décrivez « fuite provenant du joint de baignoire du logement du 3e étage ». La détermination des responsabilités appartient aux assureurs, encadrée par la convention IRSI. Deuxième conseil : si le voisin refuse de signer ou reste injoignable, déclarez quand même de votre côté en le mentionnant ; le constat facilite le dossier mais n'est pas une condition de l'indemnisation. Troisième conseil : en copropriété, ajoutez systématiquement le syndic dans la boucle dès que les parties communes peuvent être en cause — colonne, toiture, façade.

La convention IRSI : qui paie quoi ?

Depuis 2018, la convention IRSI (Indemnisation et Recours des Sinistres Immeuble) organise la gestion de la quasi-totalité des dégâts des eaux et incendies en immeuble dont les dommages sont inférieurs à 5 000 € HT par local. Son principe révolutionne la pratique : c'est l'assureur de l'occupant du local sinistré (vous, si c'est chez vous que l'eau a fait des dégâts) qui gère le dossier et indemnise, quelle que soit l'origine de la fuite — il exerce ensuite, ou non, un recours contre l'assureur du responsable selon des règles forfaitaires entre compagnies. Fini, en théorie, le ping-pong entre assureurs qui paralysait les dossiers.

La convention découpe les sinistres en deux tranches. Tranche 1 (dommages jusqu'à 1 600 € HT) : l'assureur gestionnaire indemnise et n'exerce aucun recours, chacun garde sa charge — les franchises s'appliquent selon votre contrat. Tranche 2 (de 1 600 à 5 000 € HT) : l'assureur gestionnaire indemnise puis exerce un recours forfaitaire contre l'assureur du local à l'origine du sinistre. Au-delà de 5 000 € HT de dommages : on sort de l'IRSI, le droit commun reprend avec expertises contradictoires et recours classiques — les dossiers sont plus longs. Ce qu'il faut retenir côté assuré : votre interlocuteur unique est votre propre assureur, même si la fuite vient du voisin du dessus. C'est l'un des arguments qui rendent le choix d'un assureur réactif si important, comme nous le développons dans notre comparatif de la meilleure assurance habitation.

La recherche de fuite : qui la paie ?

Quand l'origine n'est pas visible — fuite encastrée, infiltration diffuse — il faut une recherche de fuite, parfois destructive (ouverture de cloison, de carrelage). La convention IRSI a clarifié sa prise en charge : la recherche de fuite est organisée et payée par l'assureur de l'occupant du local où se situent les investigations, et son coût s'impute sur le dossier selon les mêmes règles de tranches. Concrètement, ne commandez jamais vous-même une entreprise de recherche de fuite sans accord préalable de votre assureur : vous risqueriez de payer une prestation (souvent 300 à 1 500 €) qui aurait été prise en charge dans le cadre conventionnel.

Vérifiez aussi votre contrat : certaines formules plafonnent la garantie recherche de fuite à quelques centaines d'euros, d'autres la couvrent intégralement, y compris la remise en état des ouvertures pratiquées (rebouchage de la cloison ouverte pour trouver le tuyau). Ce poste, invisible au moment de la souscription, fait une vraie différence le jour J — un critère de plus à comparer sur notre comparateur d'assurance habitation.

Le dégât vient de chez le voisin (ou l'inverse)

L'eau vient de chez le voisin du dessus. Prévenez-le immédiatement (l'eau coule peut-être encore), remplissez un constat amiable avec lui, et déclarez à VOTRE assureur sous 5 jours : grâce à l'IRSI, c'est lui qui vous indemnise et se débrouille ensuite avec l'assureur du voisin. Vous n'avez ni à attendre la bonne volonté du voisin, ni à courir après son assurance. Si le voisin est absent ou injoignable et que la fuite est active, contactez le syndic ou le gardien ; en urgence absolue (inondation active, logement inaccessible), les pompiers peuvent intervenir pour couper l'eau, et le syndic peut faire ouvrir le logement dans les conditions légales.

L'eau part de chez vous vers le voisin. Stoppez la fuite, prévenez les voisins touchés, remplissez le constat, déclarez à votre assureur. Votre responsabilité vis-à-vis des voisins est couverte par le volet « recours des voisins et des tiers » et votre responsabilité civile habitation ; chaque voisin sinistré sera indemnisé par son propre assureur selon l'IRSI. Ne promettez aucune prise en charge directe et ne payez rien de la main à la main : laissez le circuit conventionnel fonctionner. Le voisin n'est pas assuré ? Pour ses propres dommages, c'est son problème — l'absence d'assurance, pourtant obligatoire pour les locataires, le prive du circuit IRSI et il devra exercer un recours direct. Vos propres dommages, eux, restent indemnisés normalement par votre assureur.

L'expertise et l'évaluation des dommages

Selon le montant estimé, trois scénarios. Petits sinistres (jusqu'à environ 1 600 €) : de plus en plus d'assureurs indemnisent sur photos et factures, sans expert, en quelques jours — l'expertise à distance (visio, photos horodatées) s'est généralisée. Sinistres moyens : un expert mandaté par l'assureur se déplace (ou expertise en visio), constate, chiffre les dommages poste par poste et vérifie la cause. Préparez sa visite : photos d'origine, factures d'achat des biens endommagés, devis de remise en état si vous en avez. Gros sinistres : expertise approfondie, parfois contradictoire entre assureurs ; au-delà de 5 000 €, hors IRSI, chaque assureur peut mandater le sien.

Vos droits face à l'expert : vous pouvez vous faire assister, contester son évaluation, et en cas de désaccord persistant demander une contre-expertise à vos frais (souvent couverte par la garantie « honoraires d'expert » si votre contrat l'inclut). Si les deux experts divergent, un troisième arbitre les départage. Ne signez le procès-verbal d'expertise que si vous êtes d'accord avec le chiffrage : votre signature vaut acceptation des montants.

Indemnisation : montants, vétusté, délais

L'indemnisation couvre classiquement trois postes : les embellissements (peintures, papiers peints, parquets, carrelages — chez le locataire, les embellissements qu'il a réalisés ; chez le propriétaire, l'ensemble), le mobilier et les biens endommagés, et les frais annexes prévus au contrat (relogement si le logement est inhabitable, garde-meuble, recherche de fuite). Deux mécanismes réduisent le chèque, à connaître pour ne pas tomber de l'armoire :

MécanismePrincipeOrdre de grandeur
FranchiseSomme restant à votre charge par sinistre120 € à 400 € selon contrat
VétustéAbattement selon l'âge des biens et embellissementssouvent 8 à 10 %/an, plafonné
Plafonds de garantieMaximum indemnisable par postevariable selon formule

Les contrats « valeur à neuf » ou « rééquipement à neuf » rachètent tout ou partie de la vétusté, souvent sur présentation des factures de remplacement dans les deux ans : si vous avez cette clause, utilisez-la. Côté délais : une fois l'accord trouvé sur le montant, le versement intervient généralement sous 10 à 30 jours selon les contrats. De bout en bout, un petit dégât des eaux bien documenté se règle en 2 à 4 semaines chez un assureur réactif ; un dossier avec recherche de fuite et expertise prend 1 à 3 mois ; un gros sinistre hors IRSI peut dépasser 6 mois. La réactivité de gestion varie fortement d'un assureur à l'autre : nos fiches avis, de la Macif à Friday, vous aident à choisir un assureur qui tient ses délais.

Réparations et remise en état

Une fois l'accord d'indemnisation obtenu, deux voies s'offrent à vous. L'indemnisation en numéraire : l'assureur vous verse le montant chiffré et vous organisez les travaux librement — vous pouvez choisir vos artisans, voire faire vous-même (l'indemnité est alors souvent calculée hors main-d'œuvre, lisez bien le PV d'expertise). La réparation en nature : de plus en plus d'assureurs proposent l'intervention directe de leur réseau d'artisans agréés, sans avance de frais de votre part, franchise éventuellement offerte. C'est confortable, mais vous perdez le choix de l'entreprise ; vous restez libre de refuser. Avant tous travaux, attendez l'accord écrit, séchez complètement les supports (un mur humide repeint trop tôt cloque en trois mois — comptez plusieurs semaines de séchage après un gros dégât, déshumidificateur à l'appui), et conservez toutes les factures : elles déclenchent le complément « valeur à neuf » le cas échéant.

Refus, sous-indemnisation : vos recours

Votre assureur refuse la prise en charge ou propose un montant que vous jugez insuffisant ? Procédez par paliers. 1. Demandez la motivation écrite du refus ou du chiffrage : exclusion invoquée, clause appliquée, calcul de vétusté détaillé. Beaucoup de refus reposent sur des exclusions discutables (défaut d'entretien allégué, infiltration assimilée à autre chose). 2. Contestez par lettre recommandée au service réclamation, pièces à l'appui : photos, factures, devis contradictoires, témoignages. 3. Demandez une contre-expertise si le désaccord porte sur le chiffrage. 4. Saisissez la Médiation de l'Assurance (gratuite, en ligne sur mediation-assurance.org) après épuisement de la réclamation interne ou sans réponse sous deux mois : son avis est rendu en quelques mois et les assureurs le suivent dans la grande majorité des cas. 5. En dernier recours, le tribunal, dans le délai de prescription de deux ans à compter du sinistre (article L114-1 du Code des assurances) — attention, ce délai court vite, et la réclamation interne ne le suspend pas toujours : une lettre recommandée avec AR sur la garantie l'interrompt.

Prévenir le prochain dégât des eaux

Quelques gestes réduisent drastiquement le risque de récidive (et un sinistre tous les deux ans finit par peser sur votre prime, comme l'explique notre guide sur l'augmentation de l'assurance habitation). Remplacez les flexibles de machine à laver et lave-vaisselle tous les 5 à 10 ans — c'est la première cause de sinistre, pour 15 € de pièce. Refaites les joints silicone de douche et baignoire dès qu'ils noircissent ou se décollent. Surveillez le ballon d'eau chaude après 10 ans (groupe de sécurité qui goutte en continu = signal d'alarme). Fermez le robinet d'arrêt général avant toute absence prolongée — certains contrats l'exigent au-delà de quelques jours d'inoccupation, sous peine de réduction d'indemnité. En hiver, hors gel des canalisations exposées et vidange des circuits extérieurs. Enfin, les détecteurs de fuite connectés (20 à 60 €) coupent l'eau automatiquement et sont parfois récompensés par une remise de prime chez les assureurs nouvelle génération.

Cas particuliers : locataire, copropriété, absence

Vous êtes locataire. Vous déclarez à votre assureur ET informez votre propriétaire (c'est une obligation du bail). La répartition est classique : votre assurance couvre vos biens et embellissements ainsi que votre responsabilité ; le propriétaire (ou sa PNO) couvre le bâti ; l'entretien courant (joints, flexibles) est à votre charge, le remplacement des équipements vétustes (ballon en fin de vie) à la sienne. Tous les détails dans notre guide assurance habitation locataire.

Vous êtes en copropriété. Si la fuite implique les parties communes (colonne, toiture, façade), le syndic et l'assurance de l'immeuble entrent dans la boucle ; le constat se remplit à trois. L'IRSI désigne quand même un assureur gestionnaire unique pour vous indemniser.

Le sinistre survient pendant votre absence. Le délai de 5 jours court à compter de la découverte, pas de la survenance : déclarez dès le retour en précisant les dates. Vérifiez la clause d'inhabitation de votre contrat : au-delà d'une durée d'inoccupation continue (souvent 60 ou 90 jours), certaines garanties se réduisent.

Le logement est inhabitable. La garantie « frais de relogement » prend en charge l'hébergement temporaire dans les limites du contrat — activez-la dès la déclaration, ne payez pas l'hôtel des semaines sans accord écrit.

Questions fréquentes sur le dégât des eaux

Quel est le délai pour déclarer un dégât des eaux ?

5 jours ouvrés à compter de la découverte du sinistre, par application, espace client, téléphone ou lettre recommandée. Un retard peut entraîner une réduction ou un refus d'indemnisation si l'assureur démontre un préjudice. En cas de doute sur l'ampleur, déclarez immédiatement quitte à compléter ensuite.

Qui paie quand le dégât des eaux vient du voisin du dessus ?

Grâce à la convention IRSI, c'est VOTRE assureur qui vous indemnise pour les dommages subis chez vous, même si la fuite vient d'ailleurs, dès lors que les dommages restent sous 5 000 € HT. Il exerce ensuite un recours contre l'assureur du voisin selon les règles conventionnelles. Vous n'avez pas à attendre l'assurance du voisin.

La recherche de fuite est-elle prise en charge ?

Oui dans le cadre IRSI : elle est organisée et payée par l'assureur de l'occupant du local où ont lieu les investigations. Ne commandez jamais une entreprise vous-même sans accord de l'assureur. Vérifiez aussi le plafond « recherche de fuite » de votre contrat, très variable d'une formule à l'autre.

L'assurance rembourse-t-elle la réparation de la fuite elle-même ?

Généralement non : le remplacement du joint, du flexible ou du ballon défaillant relève de l'entretien et reste à votre charge (ou à celle du propriétaire selon la nature de l'équipement). L'assurance indemnise les dommages causés par l'eau : embellissements, biens, recherche de fuite, remise en état.

Que faire si le voisin responsable n'est pas assuré ?

Vos propres dommages restent indemnisés par votre assureur dans le cadre IRSI. Le voisin non assuré, lui, s'expose à un recours direct de votre assureur et devra payer de sa poche — rappelons que l'assurance est obligatoire pour tout locataire. S'il est propriétaire occupant non assuré, le recours s'exerce sur son patrimoine personnel.

Combien de temps pour être indemnisé d'un dégât des eaux ?

De quelques jours pour un petit sinistre documenté chez un assureur digital, à 2-4 semaines pour un dossier standard, 1 à 3 mois avec recherche de fuite et expertise, et davantage au-delà de 5 000 € de dommages. Le versement intervient sous 10 à 30 jours après accord sur le montant selon les contrats.

Un dégât des eaux fait-il augmenter mon assurance ?

Un sinistre isolé d'origine accidentelle a rarement un impact. En revanche, des sinistres répétés (deux ou trois en quelques années) peuvent déclencher une majoration, voire une résiliation à l'échéance par l'assureur. Les assurés résiliés pour sinistralité retrouvent une couverture via les assureurs spécialisés, à tarif majoré.

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